Europe Eternelle

18 février 2005

Moralité de la survie
 Michael W. Masters



    «[L'Occident] n'a pas encore compris que les Blancs, dans un monde devenu trop petit pour ses habitants, sont maintenant une minorité et que la prolifération des autres races condamne notre race, ma race, irrémédiablement à l'extinction dans le siècle à venir, si nous nous en tenons à nos actuels principes moraux.» [caractères italiques ajoutés]

    (Jean Raspail, Le Camp des Saints, 1973)

La perte de l'identité raciale dans le monde occidental est symptomatique d'une crise plus profonde chez les peuples européens, dont la culture et la technologie ont apporté au monde la plus grande part de ce que nous appelons aujourd'hui la civilisation moderne. Dans son cœur, la crise est l'inévitable conséquence d'une mauvaise compréhension, profonde et peut-être fatale, de la nature de la moralité. Nous avons perdu de vue les anciennes et éternelles lois de la Nature sur lesquelles notre civilisation doit être basée si nous voulons survivre. Nous ne pouvons plus nous complaire dans des principes altruistes universalistes qui, si nobles qu'ils puissent apparaître, nous ont conduits au bord de la ruine.

Les projections démographiques basées sur les politiques d'immigration américaine et européenne, ainsi que sur les informations fournies par nos sens lorsqu'on marche dans les rues de n'importe quelle grande ville occidentale, nous montrent un triste avenir. Dans un siècle ou deux, peut-être moins, les peuples de l'Occident, ceux dont l'ascendance remonte aux sous-races nordique et alpine de l'Europe, auront cessé d'exister en tant qu'entité cohésive. La rapidité de la fin dépendra des taux d'immigration, des différentiels de taux de natalité entre les groupes ethniques, et des taux de naissances multiraciales. Mais le résultat final est acquis si nous poursuivons notre route actuelle.

Et pourtant, toute discussion franche du résultat, la submersion de la race qui produisit la première, et peut-être la seule civilisation technologique du monde, est ordinairement interdite par des mots comme «raciste», «fanatique», et «xénophobe». Ni le système moral défectueux qui impose ce silence, ni les gens qui le soutiennent ne survivront à la disparition de l'Occident. Mais quand l'Occident aura disparu, ce sera une mauvaise consolation de savoir que les responsables auront aussi expiré. Si nous voulons inverser le cours des choses, il est vital que nous prenions des mesures maintenant, avant qu'il ne soit trop tard.

Si, aujourd'hui, le système moral de l'Occident est défectueux, comment peut-il être corrigé? La première question que nous devons poser est de savoir s'il est moral pour les groupes ethniques tout comme pour les individus de chercher à survivre. Et si c'est le cas, quelles sont les actions morales que nous pourrions entreprendre pour assurer la survie? Quelle doit être la base morale de notre civilisation si elle ne veut pas disparaître? Dans son livre Destiny of Angels [Le destin des anges], Richard McCulloch dit que ces questions dépendent d'une «éthique ultime».

Le dilemme moral de l'Occident

Le dilemme de notre peuple est le produit d'un profond malentendu concernant la nature et la moralité. Cela vient de la croyance erronée et sentimentale selon laquelle l'altruisme pourrait être étendu au-delà de son origine évolutionnaire -- l'altruisme entre parents et à l'intérieur d'un groupe --, à la totalité de l'humanité. Cela vient d'une incapacité à accepter le rôle des facteurs génétiques pour définir le tempérament et le potentiel humains.

Les règles qui gouvernent le débat public rappellent le Moyen Age par le fait qu'elles ne sont pas fondées sur la science ou l'expérience humaine. Au lieu de cela, elles consistent en affirmations moralistes dérivées d'une vision du monde enracinée dans l'égalitarisme radical. Les conséquences à long terme de l'adhésion à ces principes sont rarement examinées, encore moins soumises à un examen scientifique.

La plupart des Occidentaux seront d'accord avec le fait qu'un sens inné du bien et du mal joue un rôle clé dans le système moral occidental, un système qui valorise la valeur individuelle et la loyauté réciproque. La tragédie de cette vision morale est qu'elle a été étendue au monde en général - apparemment le plus noble comportement que l'humanité ait jamais montré -- et qu'elle est devenue une menace pour la survie de l'Occident.

Comme le biologiste Garrett Hardin l'a démontré dans son essai en 1982, Discriminating Altruisms [Altruismes sélectifs], l'universalisme -- un Seul Monde [One World] chimérique sans frontières ni distinctions -- est impossible. Les groupes qui pratiquent l'altruisme illimité, sans aucune pensée d'auto-préservation, seront désavantagés dans la compétition de la vie et donc éliminés avec le temps en faveur de ceux qui limitent leur comportement altruiste à une plus petite partie de l'humanité, habituellement leur propre parenté génétique, dont ils reçoivent des bénéfices réciproques.

Le professeur Hardin écrit:

«L'universalisme est l'altruisme pratiqué sans discrimination en faveur d'une parenté, de connaissance, de valeurs partagées, ou de proximité dans le temps ou l'espace ... Pour les gens qui acceptent l'idée de l'évolution biologique, de l'amibe à l'homme, la vision de l'évolution sociale, de l'égoïsme à l'universalisme, peut sembler plausible. En fait, cependant, la dernière étape est impossible ... Voyons pourquoi.

«En imagination, représentez-vous un monde où l'évolution sociale ne serait pas allée plus loin que l'égoïsme ou l'individualisme. Quand la structure familiale apparaît sur la scène, qu'est-ce qui compte pour sa persistance? Ce doit être que le coût des sacrifices que les individus font pour leurs parents est plus que compensé par le gain réalisé à travers la solidarité familiale ...

«L'argument qui compte pour l'étape de la structure familiale sert tout aussi bien pour chaque étape successive -- sauf pour la dernière. Pourquoi cette différence? Parce que le Seul Monde créé par l'universalisme n'a -- par définition -- aucune base compétitive pour le soutenir ... [l'universalisme] ne peut pas survivre dans une compétition avec la discrimination.» [en italique dans l'original]

Le professeur Hardin ajoute:

«Il ne faut jamais oublier que pendant trois milliards d'années, l'évolution biologique a été rendue possible par la discrimination. Même la simple survie en l'absence de changement évolutionnaire dépend de la discrimination. Si les universalistes parviennent à leurs fins, la discrimination sera abandonnée. Même la plus modeste impulsion vers le conservatisme devrait nous conduire à contester la sagesse de l'abandon d'un principe qui a si bien fonctionné pendant des milliards d'années. C'est une ironie tragique que la discrimination ait produit une espèce (l'homo sapiens) qui propose maintenant d'abandonner le principe responsable de son ascension vers la grandeur.»

Les non-Européens, qui conservent presque tous leur cohésion en tant que groupes distinctifs et discriminants, en tirent avantage pour exploiter la richesse économique et l'ordre social de l'Occident, des bénéfices que beaucoup ne peuvent manifestement pas créer par eux-mêmes. Quand cette tendance cohésive est placée en compétition avec l'altruisme occidental d'auto-sacrifice, cela ne peut avoir qu'un seul résultat. A moyen terme, les Européens seront remplacés par des groupes agissant dans leur propre intérêt. A long terme, c'est la destruction biologique qui nous attend. Comme ceux qui nous remplacent ne maintiennent pas, par définition, nos règles morales -- car s'ils le faisaient, ils ne nous remplaceraient pas -, notre système moral défectueux disparaîtra avec nous.

Le fait que l'altruisme universel et auto-sacrificateur détruise ceux qui le pratiquent est son défaut le plus évident. Tout ordre moral désirant survivre doit reconnaître cela.

La «race cosmique»

Le rêve d'une Utopie dans laquelle prévaudrait l'harmonie raciale ne s'est jamais réalisé. Aujourd'hui, l'empiètement racial est une menace pour l'existence même des peuples occidentaux. Lawrence Auster, auteur de The Path to National Suicide, An Essay on Immigration and Multiculturalism [La route du suicide national, essai sur l'immigration et le multiracialisme], a résumé la situation ainsi:

«Le libéralisme [ = la pensée de gauche, NDT] moderne nous a dit que les différences raciales ne comptaient pas, et sur la base de cette croyance, les libéraux entreprirent alors de transformer l'Amérique en une société multiraciale, intégrée, aveugle à la race. Mais maintenant ce même effort a créé tellement de conscience raciale, de conflits raciaux et d'inégalités raciales que ces mêmes libéraux en ont conclu que la seule manière de surmonter ces problèmes était de fusionner toutes les races en une seule. Les mêmes gens qui ont toujours dénoncé comme des fanatiques extrémistes tous ceux qui mettaient en garde contre la 'dilution raciale de l'Amérique blanche' proposent maintenant non seulement la dilution de l'Amérique blanche, mais son élimination complète. L'idéologie aveugle à la race a conduit directement à la proposition la plus racialement consciente -- et en fait, génocidaire -- de l'histoire du monde.»

Time Cover, Fall 1993Ce changement de stratégie fut signalé par un article de couverture d'une édition spéciale du Time à l'automne 1993. L'article comprenait une image de synthèse par ordinateur d'une femme représentant le mélange de tous les éléments ethniques de la population des Etats-Unis dans leurs proportions actuelles. Le message subliminal véhiculé par cet androïde informatisé, manifestement encore d'ascendance européenne prédominante, était: «N'ayez pas peur, c'est sans danger». Ou, dans l'idiome actuel du multiculturalisme: «Célébrons notre diversité». Bien sûr, cette image représente la destruction totale de la diversité, pas sa conservation.

Cet androïde créé par ordinateur est un mensonge. La base de la population américaine est en cours de changement rapide. Les Blancs ont maintenant moins d'enfants, et il y a donc moins de Blancs en âge de procréer que le Time affecte de le croire. Cela se passe dans le monde entier. La question est, quel serait le résultat si ce plan était mis en œuvre à une plus grande échelle, poussé à sa conclusion logique dans un monde sans frontières? L'androïde de Time n'est qu'une étape sur la route de ce que certains appellent affectueusement la «race cosmique».

Les gens d'ascendance européenne constituent un peu plus de dix pour cent de la population mondiale, mais depuis 1980, les naissances blanches s'élèvent à seulement un peu plus de cinq pour cent des nouveaux enfants du monde. Le taux de natalité en Occident est tombé à des niveaux dangereusement faibles, actuellement environ 1,8 enfant par femme. Un niveau de 2,1 est requis pour compenser les décès. Les taux de natalité du Tiers Monde restent très élevés, en grande partie grâce à l'infusion de nourriture, de médecine et de «maintien de la paix» par l'Occident.

Comme les gens ne sont pas des images informatisées mais ont des ancêtres réels, nous pouvons supposer que la fraction de population ayant une ascendance européenne représente aujourd'hui un seizième de la population en âge de procréer. Si l'expérience du Time est réalisée à l'échelle du monde, l'humain en résultant aura seulement un seul arrière-arrière-grand-parent. Il sera surtout d'apparence asiatique puisque environ 60 % de la population mondiale est asiatique. En chiffres ronds, cela fait dix des seize arrière-arrière-grands-parents, dont quatre de la seule Chine. Trois viendraient de l'Inde et trois autres de l'Asie du Sud-Est et du Moyen Orient. L'Afrique en fournirait trois et l'Amérique Latine non-blanche et le bassin des Caraïbes les deux derniers.

Dans ce scénario, qui est déjà en cours dans le continent nord-américain et en Europe et en Australie, l'unique ancêtre européen ne laisserait aucune trace discernable dans l'homo cosmicus. Les Européens seraient éteints, accomplissant la vision de cauchemar que Jean Raspail décrivit dans Le Camp des Saints. Cela n'est pas une condamnation d'un être humain réel ayant une telle ascendance. Néanmoins, ce processus éradiquerait la diversité biologique que les multiculturalistes prétendre chérir. A sa place il n'y aurait que de l'uniformité, la submersion irréversible de toutes les races.

La disparition d'une race est un événement de grande importance. La destruction d'une population entière est, de fait, un génocide selon la définition de la Convention des Nations Unies sur le génocide, qui définit le génocide comme «... la destruction, en totalité ou en partie, d'un groupe ethnique, racial ou national. Les actes ainsi définis incluent ... la destruction des conditions de vie nécessaires à l'existence physique du groupe ...».

Le débat sur la race doit être mené dans ces termes pour faire apparaître son importance réelle. La bataille ne peut pas être gagnée en permettant à l'autre camp de limiter les termes du débat en déclarant que certaines questions ne peuvent pas être discutées. Les conséquences sont trop importantes.

Le double code de moralité

Pourquoi donc la race est-elle importante? La réponse se trouve dans la biologie des gènes et dans l'impact de la parenté génétique sur l'altruisme. Pendant de nombreuses décennies, l'altruisme fut un paradoxe pour les théories de l'évolution. Darwin lui-même réalisa que l'altruisme était difficile à expliquer en termes de «survie du plus adapté» au niveau individuel. Dans son livre Race, Evolution and Behavior [Race, évolution et comportement], Philippe Rushton écrit: «Si les membres les plus altruistes d'un groupe se sacrifient pour les autres, ils courent le risque de laisser moins de descendants à qui transmettre ces mêmes gènes qui gouvernent le comportement altruiste. Donc, l'altruisme serait une sélection négative, et l'égoïsme une sélection positive».

Le Prof. Rushton suggère que ce paradoxe est résolu par la théorie de la similarité génétique, un domaine exploré par le biologiste W.D. Hamilton et d'autres. Le Prof. Rushton écrit:

«Par un processus connu sous le nom de sélection des apparentés, les individus peuvent maximiser leur aptitude inclusive en accroissant la production de descendance viable par eux-mêmes et par leurs apparentés génétiques, plutôt que par aptitude individuelle ... Les gènes sont ce qui survit et ce qui est transmis, et certains des mêmes gènes se trouveront non seulement dans la descendance directe mais dans les frères et sœurs, les cousins, les neveux et nièces, et les petits-enfants ... ainsi, du point de vue de l'évolution, l'altruisme est un moyen d'aider les gènes à se propager.»

A travers le temps, la sélection des apparentés a généré un double code de moralité, un code altruiste pour sa parenté génétique et un code non-altruiste pour tous les autres. Les anthropologues ont suggéré que les humains ont évolué par un processus de migrations et de guerres tribales entre des groupes composés d'individus génétiquement apparentés. Dans A New Theory of Human Evolution, Sir Arthur Keith écrivit: «Le processus qui assure l'évolution d'un groupe isolé de l'humanité est une combinaison de deux principes ... à savoir, la coopération et la compétition ... Je pense que dès le début de l'évolution humaine, la conduite de chaque groupe local a été réglée par deux codes de moralité, distingués par Herbert Spencer comme le 'code d'amitié' et le 'code d'hostilité'».

Garrett Hardin écrit: «La caractéristique essentielle d'une tribu est qu'elle doit suivre une double règle de moralité -- un type de comportement pour les relations à l'intérieur du groupe, et un autre pour celles en-dehors du groupe». Les relations à l'intérieur du groupe sont caractérisées par la coopération alors que les relations en-dehors du groupe sont caractérisées par le conflit. Les libéraux ont tenté de discréditer le rôle du conflit tribal, prétendant que de telles distinctions ont disparu quand les groupes ont atteint la taille d'une nation. Mais en faisant cela, ils oublient le message vital de la théorie de la similarité génétique. Les groupes ethniques nationaux représentent la croissance et la consolidation à travers le temps de tribus génétiquement apparentées».

Le professeur Hardin argue que, du fait de la nature de l'altruisme et de la compétition, le double code de moralité est inévitable et ne peut pas être éliminé de la société humaine:

«En l'absence de compétition entre tribus, la valeur de l'altruisme pour la survie dans un monde surpeuplé approche de zéro parce que ce que l'ego abandonne ... est forcément mis en commun. Ce qui est mis en commun ne peut pas favoriser la survie des impulsions de partage qui ont créé cela -- sauf si des limites sont placées au partage. Placer des limites au partage, c'est créer une tribu -- ce qui signifie un rejet du One World ... Un état de One World, s'il était réalisé, se re-dissoudrait bientôt en un assemblage de tribus.»

La distinction dans-le-groupe / en-dehors-du-groupe opère toujours aujourd'hui; c'est seulement le champ de bataille qui s'est déplacé. La guerre tribale a été remplacée par l'irrédentisme territorial et la compétition entre taux de natalité.

La campagne des libéraux pour éliminer les sentiments de solidarité nationale, culturelle ou raciale chez les peuples occidentaux fut entreprise en grande partie dans l'espoir que l'abolition du «tribalisme» inaugurerait une ère de paix mondiale. Comme l'a montré le Prof. Hardin, le tribalisme ne peut pas être éliminé. Pire, tout groupe idéaliste qui démantèle unilatéralement son propre sens tribal sera balayé par les groupes qui ont conservé le leur. A moins que la direction actuelle ne soit changée, l'Occident sera détruit dans cette nouvelle forme de guerre biologique.

Le double code de moralité est donc la pierre d'angle sur laquelle tout ordre moral durable doit être basé. C'est aussi une réponse à la question d'éthique ultime posée précédemment: «Est-il moral pour les groupes ethniques de chercher à survivre?». Puisqu'il est impossible d'éliminer les «tribus» de la race humaine, la réponse à cette question doit être «oui». Ce qui est inextricablement construit dans les lois de l'univers ne peut pas être immoral.

Les universalistes pourront tenter de caricaturer le double code de moralité comme étant un double langage odieux, mais c'est quelque chose que nous pratiquons chaque jour sans même y penser. Sans lui, aucun groupe, que ce soit une famille, un club, une corporation, un parti politique, une nation ou une race, n'existerait. C'est la manière dont les groupes font la distinction entre membres et non-membres. Les employés d'une même société se traitent différemment de la manière dont ils traitent les concurrents. Les membres d'un même parti politique coopèrent entre eux et s'allient contre les adversaires. Les familles font une sévère distinction entre les membres et les étrangers. Il est facile de reconnaître le double code de moralité, précisément parce qu'il est une partie fondamentale de la nature humaine.

Le «code d'amitié, code d'hostilité» explique les loyautés raciales. C'est une extension du fait biologiquement nécessaire que les parents aiment leurs enfants plus que les enfants des étrangers. De tels sentiments sont normaux et naturels. Pourtant le «racisme» est devenu l'anathème qui stoppe la discussion. Ceux qui utilisent le mot comme une arme disent que la loyauté raciale est du racisme quand elle est manifestée par des Blancs, mais qu'elle est de la fierté justifiable quand elle est manifestée par des non-Blancs. Le mot est simplement un moyen d'avoir du pouvoir sur les gens qui ont des scrupules moraux excessifs.

La biologie de la diversité

Les sentiments de loyauté raciale sont fondés sur les différences biologiques. Celles-ci sont discutées d'une manière magistrale dans le livre de Philippe Rushton, Race, Evolution and Behaviour, mais elles n'impliquent pas qu'une race ait le droit d'en dominer une autre. Une franche discussion des différences raciales ne devrait pas être considérée comme moralement répugnante. La vérité scientifique ne peut pas être du racisme, du moins pas au sens péjoratif dans lequel le mot est aujourd'hui utilisé.

La plupart des formes de comportement (des Blancs) qui sont considérées comme du racisme n'impliquent pas une agression non-provoquée contre des gens d'autres races, mais sont simplement la loyauté naturelle d'êtres humains envers leur propre groupe. Elles sont nécessaires à la survie. La violence non-provoquée est un mal moral, mais d'après toutes les statistiques, les Blancs sont dans une proportion écrasante les victimes de la violence raciale, pas les auteurs.

Les Noirs sont douze pour cent de la population mais commettent presque les deux tiers des crimes violents en Amérique, ont plus de douze fois de chances de tuer des Blancs que l'inverse, ont plus de mille fois de chances de violer des femmes blanches que l'inverse, et choisissent des Blancs comme victimes dans cinquante pour cent des cas alors que les Blancs choisissent les Noirs comme victimes dans seulement deux pour cent des cas.

Le crime inter-races n'est qu'une manifestation d'un principe biologique fondamental appelé Loi d'Exclusion de Gause. Dans son livre The Mammals of North America [Les mammifères d'Amérique du Nord], le professeur de biologie de l'Université du Kansas, Raymond Hall, expose la loi comme suit: «Deux sous-espèces de la même espèce ne peuvent pas se trouver dans la même région géographique». L'une éliminera ou remplacera inévitablement l'autre. Le Prof. Hall inclut spécifiquement les humains dans cette règle: «Imaginer qu'une sous-espèce humaine puisse vivre sur un plan d'égalité pendant longtemps avec une autre sous-espèce n'est qu'une pensée illusoire et ne peut conduire qu'au désastre et à la disparition pour l'une ou l'autre».

La disparition ne viendrait pas forcément sous la forme d'une destruction physique. Elle peut simplement impliquer la perte de l'habitat. Harlem, Watts, East St. Louis, et beaucoup d'autres quartiers noirs étaient autrefois occupés par des Blancs. L'arrivée des Noirs (ou d'autres non-Blancs) en nombre suffisant a rendu impossible la survie des Blancs, alors que le processus ne marche pas en sens inverse. Même sans le carnage du crime inter-racial, les Blancs pourraient être éliminés par la simple perte du territoire. Vue en termes biologiques, la diversité ethnique est le prélude à la destruction.

La grande majorité des gens, de tous âges et de toutes origines, ne se préoccupent pas de la naissance et de la chute des civilisations. Comme le poisson dans l'eau, ils ne sont conscients de leur environnement que lorsqu'il change rapidement et d'une façon menaçante, un cas rare dans la durée de vie de la plupart des gens. Pourtant les civilisations meurent, et les signaux de danger ont commencé pour nous depuis plus d'un siècle. La phrase de Rudyard Kipling «L'Orient est l'Orient, l'Occident est l'Occident, et jamais les deux ne se rencontreront» préfigurait le message des deux Américains du début du vingtième siècle, Madison Grant et Lothrop Stoddard, dont les livres The Passing of the Great Race [La fin de la grande race] et The Rising Tide of Color [La marée montante des peuples de couleur] aidèrent à la mise en place de restrictions sur l'immigration en 1924.

Le système de quota de 1924 sur les origines nationales fut démantelé en 1965 pendant la vague de récriminations qui accompagna l'ère des droits civiques. Si des historiens chinois du 22ème siècle devaient écrire l'histoire finale de la civilisation occidentale, ils citeraient sans aucun doute l'Acte d'Immigration de 1965 comme le coup qui brisa l'épine dorsale de l'homme occidental.

Elmer Pendell, dans son livre Why Civilizations Self-Destruct [Pourquoi les civilisations s'auto-détruisent], a passé en revue les théories des historiens concernant les raisons de la chute des civilisations. Cela inclut l'analogie d'Oswald Spengler avec la vieillesse et la mort des individus, les théories de décadence morale, et les théories basées sur une détérioration écologique. Concernant ces dernières, Garrett Hardin note dans The Limits of Altruism: «Aucune civilisation ne s'est jamais relevée après avoir ruiné son environnement». Toutes ces théories ont leur intérêt, néanmoins aucune n'apporte une explication complète à ce qui est en train d'arriver à l'Occident.

La propre hypothèse de Pendell semble plus proche de la vérité. Une civilisation surgit quand la sélection naturelle produit un peuple d'intelligence moyenne supérieure. A mesure que les fondateurs dominent les forces de sélection naturelle, ceux qui auraient été éliminés de la population à cause de leurs aptitudes plus faibles survivent et produisent plus d'enfants que les fondateurs plus intelligents. Francis Galton, cousin de Charles Darwin et auteur de Hereditary Genius, fut le premier à noter que les «hommes de qualité» ont moins d'enfants que la moyenne. Finalement le niveau d'intelligence de la population tombe au-dessous du niveau nécessaire au maintien de la civilisation.

Pendell suggère un autre facteur de l'effondrement des civilisations, l'altération graduelle des populations fondatrices ethniquement homogènes à cause des pertes dues aux guerres et, dans l'Antiquité, à cause de l'importation d'esclaves. L'équivalent moderne de l'esclavage est l'immigration. Tenny Frank, dans son livre History of Rome, écrit: «La population d'origine fut gaspillée dans des guerres et dispersée dans des migrations et dans la colonisation, et sa place fut prise principalement par des esclaves orientaux». Nous ne pouvons pas parler de l'esprit ou de la culture de Rome, dit Frank, «sans préciser si nous parlons de la Rome de 200 avant JC ou de celle de 200 après JC».

Theodor Mommsen écrit dans The History of Rome, «Le corps des patriciens ... a diminué de plus en plus au cours des siècles et à l'époque de César il n'y avait pas plus de quinze ou seize gentes [clans] patriciennes encore existantes». En l'an 9 après JC des lois furent établies requérant que chaque famille patricienne ait trois enfants. L'empoisonnement au plomb a été impliqué dans l'incapacité à inverser le déclin du sang romain, mais les raisons ne changent pas le résultat. Même dans l'ancienne Rome, les esclaves ne restaient pas des esclaves pour toujours, et leur épanchement graduel dans la population par le mélange aurait contribué à la fin de Rome. La même situation, une infusion massive de non-occidentaux et un taux de natalité au-dessous du niveau de remplacement, menace l'Occident, et pour des raisons sans aucun lien avec l'empoisonnement au plomb.

Après la chute

Eric Fisher, écrivant dans The Passing of the European Age [La fin de l'époque européenne], dit qu'une nouvelle civilisation ne surgit jamais là où une civilisation précédente est morte. Si la théorie de Pendell est correcte et si l'hypothèse de Tenny Frank et d'autres explique la perte d'une capacité héréditaire à la civilisation, alors l'observation de Fisher a une explication génétique. La civilisation ne peut pas surgir sur le site d'une civilisation précédente dès que le caractère héréditaire du peuple est définitivement altéré. Ce processus est aujourd'hui en cours dans le monde occidental à travers l'immigration, la protection sociale, et les politiques libérales qui encouragent la submersion des groupes ethniques dans un «melting pot» global.

Si l'Occident devait subir le sort de Rome, il n'y aurait pas de relèvement. Il reste à voir si d'autres civilisations surgiront ou pas parmi d'autres peuples. Les succès économiques actuels indiquent que l'Asie de l'Est pourrait être un futur centre de civilisation. Néanmoins, les innovations modernes viennent surtout des sources créatives de l'Occident. Il reste à voir si l'innovation pourra être maintenue en l'absence des peuples occidentaux. Il y a des indications que cela pourrait ne pas être le cas; les tests d'intelligence des Asiatiques montrent une déviation relativement faible d'avec le modèle [blanc], suggérant une plus faible fin de courbe du QI et un plus faible pourcentage d'individus innovateurs.

Bien que les prévisions catastrophiques pour le futur soient souvent ridiculisées, il est sage de se rappeler que les catastrophes «romaines» peuvent se produire et se produisent, et dans un monde globalisé, les conséquences pourraient être écrasantes. Dans The Limits of Altruism, Garrett Hardin cite Harrison Brown, auteur de The Challenge of Man's Future [Le défi de l'avenir humain], comme étant la première personne à avoir reconnu la vulnérabilité de la civilisation avancée de l'Occident. Brown se concentrait sur le rôle des métaux dans la civilisation moderne et sur la technologie requise pour obtenir des métaux. Le Prof. Hardin résume la situation:

«Si l'on considère seulement l'aspect cuivre du problème, on notera que l'homme d'avant l'écriture ne réussit à atteindre l'Age de Bronze que grâce à la facile disponibilité de minerais de cuivre avec une teneur de plus de 20 % ... Seuls les moyens les plus primitifs sont requis pour travailler des minerais à haute teneur. Mais maintenant nous sommes réduits à extraire notre cuivre de minerais qui ont une teneur de moins de 1 %, et bientôt nous n'aurons rien de mieux que 0,1 %. Il faut une technologie très sophistiquée pour traiter des minerais à faible teneur, une technologie que seule une vaste population de gens technologiquement avancés peut mettre en œuvre.»

Le Prof. Hardin continue: « Nos nombreuses technologies forment un incroyable réseau de soutien mutuel, de dépendance mutuelle. Si ce réseau était interrompu ... il est douteux que notre type de technologie puisse jamais être reconstruit ... Selon toute probabilité, il semble que notre civilisation, dès qu'elle se sera effondrée, ne sera jamais remplacée par une autre de qualité comparable».

Le Prof. Hardin suggère deux causes possibles pour la destruction de la civilisation moderne: une guerre nucléaire et un effondrement de population causé par un dépassement du niveau [de peuplement] que la Terre peut supporter. Cependant, la submersion génétique des peuples ayant la capacité innée de maintenir la civilisation aboutira exactement au même résultat.

Les racines de l'ordre occidental

The Map of Freedom [La carte de la liberté], publiée chaque année par la Freedom House, démontre graphiquement que les formes de gouvernement libre correspondent généralement aux concentrations de populations d'ascendance européenne, suggérant fortement que la liberté a une origine génétique. Bien qu'il y ait des exceptions, notamment le Japon, qui perdit une guerre nucléaire contre l'Occident et qui se vit imposer une Constitution occidentale, le monde libre est largement le monde européen occidental. Le monde partiellement libre inclut l'Europe de l'Est nouvelle venue, et quelques nations dispersées autour du monde. La plus grande partie de l'Afrique et de l'Asie reste dans la catégorie des non-libres.

Thomas Jefferson avait prévu cela. Craignant «l'importation d'étrangers», il écrit dans Notes sur l'Etat de Virginie: «Ils apporteront avec eux les principes de gouvernement qu'ils ont quittés, ou s'ils sont capables de s'en débarrasser, ce sera en échange d'une licence illimitée, passant, comme d'habitude, d'un extrême à l'autre ... En proportion de leur nombre, ils infuseront en elle [la nation] leur esprit, fausseront ou détourneront sa direction, et la transformeront en une masse hétérogène, incohérente, éperdue».

Comme l'inégalité économique entre des groupes produit inévitablement la jalousie, les sociétés stables sont presque toujours homogènes. Les sociétés multiethniques et multiculturelles vivent au bord de la dissolution. Dans de tels cas, le rôle du gouvernement se transforme en gestion des conflits, comme Brent Nelson l'a souligné dans America Balkanized: «Le gouvernement en tant que gestion des conflits est un nouveau thème de la vie publique aux Etats-Unis, un thème qui se manifeste de façon récurrente dans les concepts de dialogue, de médiation, de sensibilité, de tolérance, et d'équilibre. Ces derniers termes sont de plus en plus les formules magiques de la vie publique américaine. On maintient la fiction selon laquelle ces concepts ... amèneront une résolution finale des conflits intergroupes ... [La] réalité est quelque peu différente». Les lois contre les «crimes de haine» et les «paroles de haine» reflètent cette autre réalité.

Si les minorités ethniques d'aujourd'hui deviennent une majorité, les Occidentaux ne pourront plus contrôler pacifiquement, au moyen du bulletin de vote, le destin des nations qui étaient jadis les leurs. Il n'y a pas de garantie que les protections prévalant dans les sociétés occidentales seront préservées dans les sociétés qui deviennent non-occidentales. Il n'y a pas de raison historique de croire que les gouvernements basés sur les principes de la liberté individuelle survivront à la disparition des peuples occidentaux.

L'Afrique post-coloniale est instructive. Pour la plus grande partie, le continent noir retourne à ses habitudes ancestrales, opportunément mises à jour par l'infusion d'armes occidentales, comme en témoigne le carnage en Somalie et au Rwanda. Il est compréhensible que cela éveille notre sens occidental aigu de la compassion. Mais la sentimentalité ne doit pas nous rendre aveugles aux implications à long terme pour notre propre survie. Les comptes de la Nature sont en train d'être soldés en Afrique, et ils seront soldés en Occident, soit par nous soit par la Nature elle-même. De même que donner de la nourriture à des gens qui ne peuvent pas se nourrir eux-mêmes ne fait que hâter un inévitable effondrement de la population, importer des gens du Tiers Monde dans l'Occident ne fait que hâter la transformation de l'Occident en une extension du Tiers Monde.

La tradition européenne de liberté ordonnée et auto-gouvernée fait probablement partie de notre héritage génétique. Dans tout le Tiers Monde, les gouvernements varient de l'anarchie à la dictature. Cela aussi est sûrement génétique. Les quelques pays non-européens qui semblent être libres ont généralement maintenu la démocratie par un contact intime avec l'Occident. Si les Européens sont marginalisés et finalement absorbés par le Tiers Monde, l'idéalisme du libéralisme occidental qui a permis l'invasion [de l'Occident] par le Tiers Monde se révélera avoir été un défaut génétique létal.

Peu de concepts sont plus implantés dans la pensée occidentale que le respect du «règne de la loi». L'Occident a une histoire d'ordre qui précède de huit cent ans la Magna Carta [la Grande Charte imposée au roi d'Angleterre en 1215, NDT]. La loi romaine fut suprême dans le monde méditerranéen pendant près d'un millier d'années. Seul parmi les peuples de la terre, le peuple de l'Occident reconnaît, du moins au théorie, la subordination du gouvernement aux droits individuels. Mais les lois ont contribué à provoquer la crise actuelle. Bien qu'il n'y ait presque pas d'appui populaire en faveur de l'immigration dans le monde occidental, celle-ci se poursuit partout sous des lois passées par des gouvernements élus par le peuple.

En définitive, les lois faites pour assurer la liberté ne sont pas meilleures que les gens qui les font et qui les imposent. Sir Roger L'Estrange a dit: «La plus grande de toutes les injustices est celle qui se présente sous le nom de la loi». Les Fondateurs de l'Amérique reconnurent l'existence d'un ordre naturel pour la liberté qui prime sur les lois faites par les hommes. Bien que le concept américain de liberté doive beaucoup à la pensée politique anglaise et française, l'acte de fondation américain, la Déclaration d'Indépendance, fournit peut-être l'expression la mieux connue de «loi naturelle» jamais rédigée. Ecrivant sur la défense des «droits inaliénables» accordés par «la Nature et le Dieu de la Nature», Thomas Jefferson écrivit:

«que pour assurer ces droits, les Gouvernements sont institués parmi les Hommes, tirant leurs justes pouvoirs du consentement des gouvernés. Que dès qu'une Forme de Gouvernement devient destructrice de ces fins, c'est le Droit du Peuple de la modifier ou de l'abolir, et d'instituer un nouveau Gouvernement, ayant sa fondation sur des principes tels et organisant ses pouvoirs sous une forme telle, qu'il leur semblera être le plus à même d'assurer leur Sécurité et leur Bonheur.»

Les droits que Jefferson identifiait, «la Vie, la Liberté, et la recherche du Bonheur», furent proposés par George Mason dans la Déclaration des Droits de l'Etat de Virginie, ratifiée le 6 mai 1776. Le travail de Mason fut la base pour la déclaration de Jefferson, mais la version de Mason est supérieure parce qu'elle évite l'absurdité poétique de Jefferson au sujet des hommes qui auraient tous été «créés égaux». Les paroles de Mason apparaissent encore comme un monument de la pensée politique occidentale:

«Tous les hommes sont par nature également libres et indépendants, et ont certains droits inhérents, dont, lorsqu'ils entrent dans un état de société, ils ne peuvent, par aucun pacte, priver ou déposséder leur postérité; à savoir, la jouissance de la vie et de la liberté, avec les moyens d'acquérir et de posséder des biens, et de rechercher et d'obtenir le bonheur et la sécurité.»

Les paroles de Mason sont préférables à celles de Jefferson pour deux raisons. Premièrement, il dit que les hommes sont «également libres», pas «égaux». La différence est vaste. Il y a de bonnes indications que Jefferson comprenait la différence aussi bien que Mason, mais une grande partie de la dépossession des Européens dans leurs propres pays peut être attribuée à l'exploitation de cette philosophie égalitaire par des libéraux occidentaux ultérieurs.

Deuxièmement, Mason affirme directement la thèse centrale de la loi naturelle: les gens ne peuvent pas, par aucun accord, priver leur postérité de ses droits. La loi naturelle est donc le pivot sur lequel repose l'accusation selon laquelle l'immigration est un génocide. Les gouvernements de l'Occident n'ont pas le droit d'imposer les actuels niveaux d'immigration et de mélange racial à leurs peuples. Et nous ne sommes pas non plus obligés de les accepter.

Le principe moral ultime

Mason reconnut le rôle de la «sécurité» comme motif pour la création de la loi et du gouvernement. D'autres ont dit la même chose. William Blackstone écrivit: «l'autodéfense est à juste titre appelée la première loi de la nature ... elle ne peut pas être annulée par les lois de la société». Jefferson écrivit: «Une stricte observation des lois écrites est sans doute l'un des devoirs les plus élevés d'un bon citoyen, mais ce n'est pas le plus élevé. Les lois de nécessité, d'auto-préservation, de sauver notre pays quand il est en danger, sont une plus haute obligation».

Leur message est simple. Les lois seules, indépendamment de leur utilité pour la survie, ne sont pas, et ne peuvent pas être, la base fondamentale de la civilisation. En définitive, celui qui fait et qui impose les lois a le pouvoir de déterminer qui vit et qui meurt. La survie est le principe ultime sur lequel tout système moral durable doit être basé. C'est la troisième et dernière pierre d'angle de tout ordre moral permanent, car tous ceux qui «dépossèdent» leur postérité de son droit à l'existence disparaîtront, et leur système moral défectueux disparaîtra avec eux.

Tous les systèmes de loi et de gouvernement doivent servir l'impératif de la survie. Parlant à la veille de la Guerre pour l'Indépendance du Sud, et après la tentative de John Brown d'inciter à une révolte des esclaves à Harper's Ferry, le président James Buchanan exprima la crainte ressentie par les Sudistes blancs qui voyaient leur existence même menacée: «L'auto-préservation est la première loi de la nature, et par conséquent tout état de société dans lequel l'épée est tout le temps suspendue sur la tête des gens doit finalement devenir intolérable». Là où la loi et la survie étaient en conflit, les Fondateurs prirent exemple sur Cicéron: «Les lois sont silencieuses au milieu des armes».

L'Occident est en train d'abandonner le pouvoir de la vie et de la mort aux mains d'étrangers du Tiers Monde. Dans un monde où règne le double «code d'amitié, code d'hostilité», cette décision, qui n'a jamais été soumise à un examen systématique par un électorat informé, équivaut à un suicide. A un certain moment du siècle prochain, l'épée que la société occidentale a suspendue au-dessus de sa propre tête deviendra intolérable. Ce que notre réponse sera reste à voir. S'il n'y a pas de réponse, la longue descente dans la nuit suivra à coup sûr.

Quelle voie, homme occidental?

Qu'est-ce qui serait perdu avec la disparition de la civilisation occidentale et de ses peuples? Il y a deux mille ans, l'historien romain Tacite écrivit dans La Germanie que les gens des tribus germaniques avaient un penchant pour la liberté personnelle, une indépendance d'esprit, un statut inhabituellement élevé accordé aux femmes et une affection profonde pour le pays. Ces traits ont survécu pendant vingt siècles. Sans l'Occident, l'esprit de la liberté individuelle persistera-t-il? La Carte de la Liberté suggère que non. En dépit de la tendance des libéraux à dénigrer la seule culture sur terre qui tolérerait leur présence, ces vertus caractérisent uniquement les seuls Européens et leur civilisation.

A présent, les descendants de ces mêmes tribus germaniques, les ancêtres d'une grande partie du monde blanc, et les créateurs de la seule civilisation technologique avancée que le monde ait jamais connue, sont sur la route de l'extinction. Les principes moraux occidentaux requièrent-ils que ses créateurs commettent un suicide pour appliquer ces principes? Une telle croyance est malsaine. Il s'ensuit donc que si l'Occident doit survivre il doit s'attaquer, comme l'a prédit Jean Raspail, à la nature profondément destructive de ses croyances morales.

Tout ordre moral durable doit être basé sur les principes suivants: 1) un double code de moralité, qui est d'origine évolutionnaire, relie les membres des groupes ethniques et raciaux; 2) l'altruisme universel et auto-sacrificateur, dans un monde où la cohésion raciale est partout la norme, est létal; et 3) l'impératif de la survie et la primauté de l'auto-préservation prime toutes les lois faites par les hommes.

Que devons-nous faire alors? Raymond Cattell, dans son livre A New Morality From Science: Beyondism [Une nouvelle moralité venant de la science: le dépassement], appela à une inversion de la croyance universaliste et à la création de nombreux laboratoires sociaux où l'évolution pourrait se dérouler sans tort ni subjugation de quiconque par quelqu'un d'autre. Wilmot Robertson appela à prendre cette méthode comme base de la nationalité dans The Ethnostate [L'Etat ethnique]. Richard McCulloch a élevé ce principe à une «Règle d'Or raciale» dans The Racial Compact [La Charte raciale].

La seule méthode qui donne aux groupes cohésifs une chance de survivre est la séparation ethnique. Sans séparation, le double code de moralité assurera une longue et chaotique période de conflits et d'effusion de sang. Finalement, ce que le conflit racial ne fera pas, le mélange racial, le faible taux de natalité, et le remplacement physique et psychologique le feront. La liberté et l'individualité personnelles, sans lesquelles les Européens ne peuvent simplement pas exister, disparaîtront longtemps avant que l'héritage génétique européen ne soit complètement submergé. Pour éviter que cette issue ne semble trop éloignée et donc sans intérêt, gardons toujours à l'esprit l'échelle de temps du déclin de Rome. Même si ceux qui lisent ces lignes ne pourront peut-être pas voir l'effondrement de l'Occident, les enfants blancs qui naissent aujourd'hui pourraient bien en souffrir.

Jean Raspail pensait aussi que la fin n'était pas très éloignée. Dans son introduction de l'édition de 1985 du Camp des Saints, il écrivait: «L'empire romain n'est pas mort autrement, à petit feu il est vrai, alors que l'on peut s'attendre cette fois à un embrasement soudain ... la charité dite chrétienne se révélera impuissante. Ces temps-là seront cruels».

Louis Veuillot, l'écrivain français du 19ème siècle, comprit le dilemme devant lequel se trouve l'Occident en affrontant des peuples qui ne se conforment pas aux principes moraux occidentaux. «Quand je suis le plus faible, je vous demande ma liberté, au nom de vos principes; mais quand je suis le plus fort, je vous refuse votre liberté, au nom de mes principes». L'Occident doit reconnaître cet appel à la compassion venant des «misérables rebuts des rivages grouillants [du Tiers Monde]» pour ce qu'il est: une forme de parasitisme trompeur qui ne peut, par définition, séduire que ceux qui ont des principes moraux occidentaux.

Dans le Déclin de l'Occident, Oswald Spengler écrivit: «On grandit ou on meurt. Il n'y a pas de troisième possibilité». Les peuples de l'Occident doivent en arriver à croire au seul principe moral que la Nature reconnaît, et à agir en accord avec lui: pour ceux qui vivent en harmonie avec la Nature, la survie est morale. Pour ceux qui ne font pas, la punition est l'extinction. Sans cette compréhension, l'Homme Occidental, créateur de la loi, de la compassion, de la technologie et d'un esprit d'exploration qui est sans égal dans l'histoire de la race humaine, périra des mains de ceux qui ne possèdent pas la même étincelle innée. Pour l'amour de nos enfants encore à naître, choisissons la vie -- quels que soient les moyens requis -- pendant que le choix nous appartient encore.

American Renaissance (1995). Trad. Arjuna.

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13 février 2005

13 février 1945, DRESDE est rasée dans l'enfer des bombardements alliés

Européen, souviens-toi ; les allemands ont eux aussi connu le martyre


Dans la nuit du 13 février 1945, jusqu'au lendemain 14 février vers 12 heures, Dresde et ses 600 000 habitants grossie de près d'un demi million de réfugiés sera victime de l'assault aérien le plus meurtrier de la seconde guerre mondiale sur le sol européen. 720 bombardiers anglo-américains répartis en trois vagues successives largueront des centaines de milliers de bombes sur la population civile.





15 heures plus tard, la ville n'est plus que ruine et 35 000 personnes sont mortes. Ceux qui ne périrons pas par l'éclat des bombes à fragmentation, seront écrasés sous les ruines, ou encore brûlés vifs par les bombes incendières au phosphore.





Pourtant, Dresde n'abritait pas de forces militaires, en tout cas pas les objectifs visés. Car c'est le centre historique qui fut visé et non pas les faubourgs toujours plus industriels.



Elle ne représentait pas un obstacle à la victoire des alliés. Il fallait simplement briser le peuple allemand, l'atteindre dans sa chair et dans son âme, le marquer par la terreur et faciliter sa soumission future, faire table du passé prestigieux en  éradiquant son patrimoine culturel.


Après guerre, les Allemands ont remonté la ville "pierre par pierre". En 2005, il n'ont pas terminé, mais ont achevé la formidable reconstruction de la Frauenkirchen.







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07 février 2005

La Chute (Film  d'Oliver Hirschbiegel, 2004)


Oliver Hirschbiegel brosse une reconstitution saisissante des derniers jours de l'épopée nationale-socialiste depuis le bunker où s'était enterré le haut commandement allemand.





En s'inspirant des mémoires de la secrétaire d'Adolf Hitler, Traudl Junge, témoin privilégié du drame et du travail de recherche de l'historien Joachim Fest, l'auteur nous fait pénétrer dans le l'ultime repaire et dans la vie finallement fort méconnue de l'homme qui aura le plus marqué le XXème siècle.

     Traudl Junge tentant d'échapper aux soviétiques après le suicide d'Hitler.

Jamais le sujet n'avait été traité avec autant d'authenticité et de réalisme, grâce notamment à l'excellence des acteurs qui réussissent à nous faire plonger au coeur de la tourmente pendant 2H30, nous faisant oublier leur jeu.




 
Un seul petit B-mol porte sur l'interprète de Goebbels, Ministre de la propagande du Reich, qui, physiquement dans le film, est plus proche de la créature du Docteur Frankenstein que du Docteur Goebbels.



Le réalisateur nous tient en haleine jusqu'au bout sans pour autant recourir aux effets spéciaux et aux rebondissements lourdingues du cinéma hollywoodien.
Le drame nous conduit inexorablement vers le cataclysme attendu qui atteind son paroxisme émotionnel non pas avec la mort d'Adolf et d'Eva Hitler, mais avec le suicide de la famille Goebbels.
Le cinéaste allemand montre la scène mais laisse au spectateur le choix d'interpréter ce drame tout en le guidant. Il montre une Magda Goebbels impressionnante de dignité, de détermination, de calme et de prestance ; autant de marques de noblesse. Elle accompli l'insondable horreur du sacrifice de ces enfants ; le pire cauchemard d'une mère et de tout Etre conscient de provoquer ainsi l'extinction de sa lignée et de ses gènes. Ce comportement extrême résulte d'une situation extrême.
Dans le plus pur esprit germanique, cette femme choisit d'affronter son destin dans l'honneur et la fidélité, au prix du sacrifice ultime de sa progéniture.


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04 février 2005

Solidarité européenne face à la menace Ottomane



Sobieski Vient à l'aide de Vienne -1683 
 

 

 Jan Sobieski était un chef dur qui possédait des talents militaires extraordinaires. Sa première grande victoire contre les Turcs à Chocim en 1673 le propulsa au sommet de la royauté. 

 En 1683, à la tete d'une armée de 30 000 hommes, il alla porter secours à Vienne assiégée par les Turcs. La charge des hussards - cavalerie lourde polonaise écrasa les lignes turques et mit fin une fois pour toutes, à la menace de l'Europe centrale qui durait depuis des siècles.

 L'aide apportée par Sobieski à la capitale de Habsbourg le catapulta à la célébrité. Mais aussitôt il fut mêlé pendant 17 ans, à une guerre contre l'Empire ottoman, qu'il continua à combattre sous la bannière de la Ligue sainte.

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La Turquie et l'Europe


Les débats font rages dans les "hauts lieux décisionnels" où l'on fait semblant de s'affairer sur la question de l'adhésion de la Turquie à l'UE, alors que tout est déjà décidé...Contre l'avis des peuples européens bien sure.

Le motif du non à l'entrée de la Turquie dans l'Union Européenne est simple :
La Turquie n'est tout simplement pas européenne ; ni par sa géographie, ni par sa culture, ni par l'origine éthnique de ses habitants.
Prenez donc une carte géographique. C'est très simple, de l'autre côté du Bosphore c'est l'Asie Mineure. Il n'y a pas besoin d'être bien instruit pour le savoir. C'est en primaire qu'on apprend cela.
Pour ceux qui, en plus de lacunes en géographie, auraient des creux en histoire, ils doivent savoir que la partie européenne de la Turquie, n'est rien d'autre qu'un reste de l'empire colonial ottoman (voir article sur Jan Sobieski).
Oui, l'Europe a été colonisée : les Greques, les Bulgares, les Serbes, les Hongrois, les Roumains, les Espagnols et les Portugais en savent quelque chose.
Non, la colonisation n'a pas été l'apanage unique de vilains européens sur les gentils du reste du monde.

Les populations turques sont dans leurs grandes majorités d'origines asiatiques dont la branche principale est la turco-mongole : Etudes linguistiques, historique et éthnologique l'attestent scientifiquement.

Aujourd'hui ceux qui veulent imposer l'entrée de la Turquie au sein de l'UE n'ont que des objectifs économiques, ils sont au service du grand capital, ou bien ils pêchent par ignorance des réalités historiques et géographiques.
Si la Turquie intègre l'UE, pourquoi donc ne pas accepter le Maroc, Le sénégal, l'Indonésie ou Cuba par exemple.
Mais ne nous y trompons pas. C'est en fait cela l'objectif final. L'UE doit être un passage vers le village mondial et nous sommes aujourd'hui en train de le découvrir.
L'Union Européenne actuelle n'est pas faite pour les Européens, mais pour les marchands apatrides qui veulent élargir leur marché de consommateurs.

Contrairement à ce disent les médias, ce n'est pas l'arrivée d'un pays de 70 millions de personnes supplémentaires qui effraye, mais de 70 millions d'extra-européens et qui plus est, venant d'un état islamique.
Dans un sondage publier en Turquie, 25 % de la population se dirait prête à émigrer en Europe si liberté de circulation dans l'UE leur était donnée.

Certains médias disent que les Allemands ou bien les Italiens sont plutôt d'accord pour l'entrée de la Turquie dans L'UE. Non, cela est faux. Ce sont leurs gouvernements qui sont pour, comme du reste le gouvernement français. Mais tout ces pontifs se gardent bien de consulter leur peuple car ils connaissent la réponse : C'est Non, Niet, Nie, No,  Nein, Nej, ect...
Si demain la Russie, dont le poids démographique est pourtant supérieur à la Turquie, adhèrait à l'Union, elle y aurait toute sa place car elle est d'essence européenne.

L'Europe géographique

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03 février 2005

L'enfant a besoin d'un père et d'une mère


Dans son livre intitulé "L'homme dans le fleuve du vivant", le biologiste et éthologue Conrad LORENZ écrivait ceci :

"Le développement humain comporte un certain nombre de périodes sensibles au cours desquelles certaines expériences laissent des traces profondes voire indélébiles.
Spitz (1965), Erikson (1953), Bowlby (1952) ont montré que dès sa seconde année l'enfant adoptait vis-à-vis du monde extérieur une attitude fondamentale qu'ils qualifient de confiance originelle. Cette attitude s'affermit avec la relation à la mère. Les enfants qui n'ont pas la possibilité d'établir solidement cette relation subissent dans leur développement des troubles profonds voire irréparables. On a observé ce phénomène en particulier dans les maisons d'enfants où les sujets n'ont que des contacts très insufisants avec le personnel qui, en outre, change constamment.L'enfant tente certes d'établir une relation personnelle au début, mais ses tentatives échouent le plus souvent et chaque changement de personnel représente un traumatisme pour lui. Après une courte phase de protestation au cours de laquelle les enfants crient et pleurent beaucoup, ils tombent dans un état d'apathie. Ils sont donc retardés dans leur développement et beaucoup d'entre eux meurent. Ceux qui survivent sont inadaptés socialement et beaucoup sombrent dans la délinquance.

Vers la cinquième année les enfants ont une tendance de plus en plus marquée à s'identifier au partenaire de leur sexe. Les petits garçons s'identifient à leur père et adopte en même temps un comportement de plus en plus docile et de plus en plus tendre vis-à-vis de leur mère ; Ils leur servent en quelque sorte de cobayes pour s'exercer à la relation réciproque. Les difficultés survenant au cours de cette phase sont susceptibles d'entraîner des troubles du développement. Une mère qui se plaint de son rôle de femme peut par exemple susciter une prédisposition à l'homosexualité. Cependant les fixations sexuelles n'interviennent que plus tard. Elles se révèlent profondément incurables, ce qui rappelle beaucoup les phénomènes d'empreinte.
Il semble bien que la fixation de la position qu'adopte un individu vis-à-vis de l'ordre social et des autres valeurs de la communauté dans laquelle il vit, revête également ce caractère irréversible de l'empreinte."

Ainsi l'enfance marque profondément la vie future d'un individu. Le père et la mère jouent chacun un rôle unique, complémentaire et essentiel pour l'enfant. Bien sur, c'est un peu enfoncer une porte ouverte que d'affirmer cela. Cependant à l'heure où les lobbies homosexuels revendiquent le droit à l'adoption, nous pouvons nous demander pourquoi les chefs d'Etats qui ont les moyens d'être conseillés par une pléiade de scientifiques, n'ont pas plus de fermeté sur le sujet.
La reproduction requiert un mâle et une femelle chez les mammifères dont l'homme fait partie. Les millions d'années d'expérience de la nature sauront toujours indiquer le chemin de la vie. C'est en l'observant et en respectant ses lois, comme le faisaient nos ancêtres, que l'homme retrouvera son équilibre et sa santé.

Une famille : un homme, une femme, des enfants

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02 février 2005

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Le christianisme et la relation de l'homme avec son environnement



A la différence de la mythologie greco-romaine qui se distinguait très singulièrement de la plupart des autres mythologies du monde par une vision non-créationniste de l'univers, la Création, dans les mythologies sémitiques et notamment dans la Bible, est le moment inaugural du monde.
Nous savons en effet que les penseurs du vieil Occident, à l'instar d'Aristote, refusaient l'idée que le monde visible ait pu avoir un commencement. Une telle idée ne pouvait d'ailleurs pas s'inscrire dans le cadre de leur conception cyclique du temps. Le christianisme, au contraire, a hérité du judaïsme, non seulement la conception d'un temps linéaire, segmentaire, qui ne se répète pas donc, mais également un impressionnant récit de la création du monde. Et ce récit, c'est bien sûr la genèse. Et que dit la genèse ? Elle dit qu'un dieu infiniment bon et tout-puissant a créé la lumière et les ténèbres, les corps célestes, la Terre et toutes les espèces de poissons, d'oiseaux, d'animaux et de plantes, puis Adam, puis Eve, et qu'enfin, l'homme a donné un nom à tous les animaux, s'établissant ainsi lui-même comme leur maître. Puisque l'homme, comme on dit en linguistique, est " performateur ", il nomme donc, en ce sens, il s'inscrit comme maître. Dieu a conçu tout cela, nous dit la Genèse, explicitement au seul bénéfice de l'homme et pour lui permettre de faire régner sa loi : il n'est rien dans le monde physique résultant de la création qui n'ait d'autre raison d'existence que de servir les fins humaines. Et si le corps de l'homme est certes façonné avec de la glaise, il n'est cependant pas une simple partie de la nature, il n'est pas banal, il n'est pas trivial : il est aussi fait à l'image de Dieu.
ainsi, l'anthropocentrisme s'origine dans le discours biblique, dans l'impressionant récit biblique de la création, et le christianisme, surtout sous sa forme occidentale, est la religion la plus anthropocentrique que le monde ait jamais connue. Dès le IIème siècle, les pères de l'église, aussi bien Tertullien, l'africain, que saint Irénée de Lyon, le gaulois, soulignent que Dieu, lorsqu'il a créé Adam, avait déjà en vue le Deuxième Adam, c'est-à-dire le Christ incarné. L'homme partage ainsi, dans cette théologie, la transcendance de Dieu vis-à-vis de la nature. Non seulement le christianisme, en opposition absolue à l'ancienne cosmogonie païenne comme aux religions de l'Asie (exception faite peut-être du zoroastrisme), instaure un dualisme fondamental entre l'homme et la nature, mais il insiste également sur le fait que l'exploitation de la nature par l'homme, pour satisfaire ses fins propres, résulte de la volonté de Dieu. Beaucoup y voit aujourd'hui l'origine des problèmes écologiques que nous connaissons.
Il y a donc au départ dans cette philosophie, ou plutôt dans cette théologie, ce qu'Heidegger aurait pu appeler " l'arraisonnement de la nature ". Lequel arraisonnement de la nature entre dans le plan divin. Et c'est bien dans cette brèche ouverte par le dualisme chrétien que vont s'engouffrer, après Descartes, tous les tenants de la modernité occidentale.
A niveau le plus populaire, c'est-à-dire à un autre niveau que celui du discours des élites chrétiennes, cette nouvelle vision du monde a exercé une influence révélatrice. Dans l'Antiquité, chaque arbre, chaque source, chaque filet d'eau, chaque colline avait son propre genius loci, son génie protecteur. Le monde était peuplé de dieux et il y avait co-appartenance entre la nature, les hommes et les dieux. Ces esprits étaient accessibles à l'homme, par des procédures diverses relevant de la magie ou de la séduction, tout en différant grandement de lui, comme l'atteste l'ambivalence un peu inquiétante des centaures, des faunes et des sirènes. Avant de couper un arbre, de percer une montagne ou de détourner un ruisseau - ce que les anciens ne se sont pas privés de faire, il était donc important d'apaiser le génie protecteur du lieu et de faire en sorte qu'il demeure apaisé. Le monde étant enchanté, il fallait traiter avec lui d'une certaine manière, inventer avec lui des procédures spécifiques.
En détruisant ce rapport au monde qui ne relève pas seulement de l'animisme païen, le christianisme a permis, lui, d'exploiter la nature sans vergogne et sans aucunement se soucier des " sentiments des objets naturels " et de l'esprit du monde. Le christianisme est ainsi à l'origine de la réification, de " l'objectivation " du monde et de la nature. La mort du grand " Pan " laisse la place à la technologie et en tout cas à ce mélange qui date du XIXème siècle de la science et de la technique que certains appellent aujourd'hui la " techno-science ".
On dit souvent qu'à cet animisme, l'Eglise a subsitué le culte des saints. C'est en apparence exact, mais le culte des saints est fonctionnellement très différent de l'animisme. Le saint n'habite pas les objets naturels; il peut avoir un sanctuaire particulier, mais c'est au ciel qu'il réside. En outre, un saint n'est qu'un être humain qu'on peut approcher comme tel. Ainsi, les esprits qui habitaient les objets naturels se sont évaporés. L'homme s'est vu conférer sur Terre le monopole de l'esprit et les vieilles inhibitions qui l'empêchaient d'exploiter sans prudence, la nature se sont effondrées par la Révélation, Dieu a donné à l'homme la Bible, les Saintes Ecritures bien sûr, mais Dieu a également créé la nature, celle-ci témoigne de l'intellect divin.
Et va se produire, très tôt, au Moyen-Age, la naissance de ce que l'on appelle la " théologie naturelle " dans un premier temps, à savoir l'étude religieuse de la nature en vue d'une meilleure compréhension de Dieu. C'est cette discipline qui reçoit le nom de " théologie naturelle ". Dans l'Eglise primitive, dans l'Eglise des débuts et continuellement par la suite dans l'Orient byzantin, la nature était d'abord appréhendée comme un système symbolique, comme une espèce de métaphore propre à fournir l'énergie de nombreuses paraboles. Des symboles au travers desquels, par la médiation desquels, Dieu parlait, en quelque sorte, aux hommes. Cette conception de la nature était beaucoup plus esthétique que scientifique. La science dans ce contexte ne pouvait guère s'épanouir. C'était une ambiance défavorable à une activité de type scientifique puisque la science implique que la nature soit objectivée pour avoir lieu.
Or, dès le XIIIème siècle, la théologie naturelle avait déjà pris un tour très différent, du moins dans l'Occident latin. Elle ne cherchait dès lors plus à décoder les symboles physiques grâce auxquels Dieu pouvait communiquer avec l'homme, mais s'efforçait désormais de mieux comprendre l'esprit divin en découvrant la façon dont opérait la création. Il ne s'agit donc plus de communiquer avec Dieu à travers la nature, mais de comprendre des mécanismes. Ainsi, pour prendre un exemple concrets, l'arc-en-ciel, à l'ouest de l'Europe, n'était plus un simple symbole d'espoir, que Dieu envoya pour la première fois à Noé à la fin du Déluge, mais un phénomène d'optique sur lequel quelques auteurs pouvaient publier des ouvrages étonnament complexes alors même que leur démarche intellectuelle restait essentiellement religieuse. Et du XIIIème siècle jusqu'au XVIIème, jusqu'à Leibniz et Newton, tous les chercheurs d'envergure, y compris ces deux derniers, expliquent d'ailleurs leurs motivations en termes religieux. Ce n'est qu'à la fin du XVIIIème siècle que Dieu, pour beaucoup de chercheurs, devient une hypothèse dont on peut se passer, une hypothèse inutile. Ce qui veut dire que la science occidentale moderne a bien été conçue dans le giron de la théologie chrétienne. Et l'impulsion originelle de cette science moderne est venue du dynamisme d'une dévotion religieuse mise en forme par le dogme judéo-chrétien de la création. La science moderne s'avère donc, en quelque sorte, l'extrapolation de la théologie naturelle du Moyen-Age. Il faut par conséquent renoncer à cette idée ancienne des historiens rationalistes et laïcs du XIXème qui opposaient un Moyen-Age chrétien, donc obscurantiste, à une Renaissance qui, par le biais de la redécouverte des écrits anciens et des progrès successifs, s'acheminait vers un monde de lumière (!), vers un monde éclairé, vers un monde de domination de la nature. C'est un schéma qui est complètement dépassé : on sait que la critique, la lecture attentive des textes de l'Antiquité n'a pas cessé durant la plus grande partie du Moyen-Age.
La technique moderne dans ce contexte est partiellement expliquée comme la réalisation volontariste occidentale du dogme chrétien de la transcendance de l'homme vis-à-vis de la nature et de son légitime désir de la dominer.
de P. BERARD

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La tradition technique et scientifique occidentale


 
La crise que nous connaissons est précisément l'aboutissement de la tradition technique et scientifique occidentale. La science et la technique modernes sont, bien sûr, spécifiquement occidentales et le leadership occidental dans le domaine des techniques et dans le domaine scientifique est beaucoup plus ancien qu'on ne pourrait souvent le supposer. Il est beaucoup plus ancien, en tout cas, que ce qu'on a appelé la " Révolution scientifique " du XVIIème siècle ou a fortiori, la " Révolution industrielle " du XVIIIème.
Au plus tard vers l'an mil en effet, même dès l'époque carolingienne, l'Occident a commencé à appliquer ses connaissances en hydraulique à d'autres activités industrielles qu'à moudre le grain. A partir de la fin du XIIème, il y a, en Occident, une utilisation systématique de la puissance du vent et l'automation apparaît avec les premières horloges au début du XIVème siècle. A la fin du XVème, pour la plupart des historiens, la supériorité technologique de l'Europe est une évidence et elle explique la relative facilité avec laquelle les conquêtes vont être opérées par les portugais et tous les autres à leur suite.
La tradition scientifique occidentale commence en fait vers la fin du XIème siècle avec l'énorme mouvement de traduction en latin des oeuvres scientifiques des grecs et des arabes. Tout le corpus ou pratiquement tout le corpus scientifique des grecs a été traduit en moins de deux cents ans, entre le XIème et le XIIIème siècle. Ces travaux ont été lus et critiqués avec passion dans les universités qui naissaient au même moment de l'Italie jusqu'à la Flandre et à l'Angleterre. Et la critique fit naître des observations et des spéculations nouvelles. Ce qui d'ailleurs accentue, dans la plupart des cas, le discrédit des auteurs et des oeuvres qui faisaient auparavant autorité. A la fin du XIIIème siècle donc, l'Europe avait repris le leadership scientifique des mains flageolantes, déclinantes, de l'Islam.
Etant donné que c'est au Moyen-Age que ces mouvements technologiques et scientifiques prirent leur essor au sein de notre culture, qu'ils acquirent leur caractère propre et en vinrent à dominer le monde, il semble bien qu'on ne puisse par faire l'économie d'une étude sur la mentalité globale de cette époque médiévale si on veut comprendre ce qui, du point de vue généalogique, a amené à la révolution scientifique du XVIIème et à la révolution industrielle et technologique du XIXème siècle. Il s'agit en fait de comprendre la nature et les impacts que ces mouvements peuvent avoir aujourd'hui sur l'écologie et d'examiner les postulats fondamentaux qui caractérisent précisément l'époque médiévale.
P. BERARD

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01 février 2005

Poême Viking

J'avais quinze ans. La cabane que j'habitais avec ma mère sur les côtes de Norvège me parut étroite. Je gardais mes chèvres tout le jour. Le temps me parut long. Mon esprit changea et mes idées aussi. Je révais, je pensais à je ne sais quoi, mais je n'étais plus comme autrefois, joyeux dans la forêt.
Alors, je m'élançais avec impétuosité au sommet des montagnes. Je regardais vers le vaste océan et il me semblait entendre les vagues chanter un chant si doux !
Les vagues qui se précipitent dans la mer écumante viennent d'une terre lointaine. Aucune chaîne ne les retient. Elle ne connaissent aucun lien.

Un matin, debout sur la rive, j'aperçu un vaisseau. Il s'élança dans la baie comme une flêche. Mon âme tréssaillit, ma pensée s'enflamma. Je savais d'où venais ma fatigue. Je quittais ma mère et mes chèvres et le Viking m'emporta sur un vaisseau à travers l'océan.

Le vent soufflait avec force dans les voiles et nous fuyions sur le dos des vagues. La pointe des montagnes s'efface dans une teinte bleuâtre ; moi, je me sens le coeur si joyeux, si ferme. Je porte dans la main l'épée rouillée de mon père et je jure de conquérir un royaume sur la mer.

A seize ans, je tuais le Vikings qui m'appelait homme imberbe et sans force. Je devins roi de la mer. Je m'élançais sur les vagues au milieu des combats sanglants. Je descendis à terre, je pris des forteresses, des châteaux et mes compagnons et moi nous tirâmes les dépouilles au sort. Dans notre corne nous buvions le miöd à longs traits sur les flots orageux.
Du seins des vagues, nous régnions sur chaque côte. Je me choisis une jeune fille dans le Pays de Galles. Elle pleura trois jours, puis elle se consola et notre mariage fut célébré joyeusement sur la mer.
Une fois aussi j'eus des terres, des bourgades. Je vidais ma coupe sur leurs toits enfumés. Je gouvernais les riches et le peuple. Je dormis sous un verrou entre des murailles. C'était pendant l'hiver ; le temps me parut long et quoique je fusses roi, la terre me semblait étroite quand je songeais à l'océan.

Je ne faisais rien. Mais si l'on me parlait d'un homme sans appui, jusqu'à ce que je l'eusse secouru, je n'avais plus de repos. Il fallait que je fusse comme un rempart autour de la maison du paysan, comme une serrure sur le sac du mendiant.
Mais j'étais las des amendes , des vols et des meurtres. Et je me disais ; Que ne suis-je loin d'ici sur l'océan !
Ainsi, je disais, et le long hiver passa.
L'anémone reparut sur le rivage. Les vagues chantaient leur chant de joie et ce chant disait : A la mer, à la mer !
La brise du printemps souffla sur la colline, dans la vallée et les torrents affranchis se précipitèrent dans l'océan.

Alors, je repris mon existence d'autrefois. Je dispersais mon or dans les villes, sur le sol. Je jetais ma couronne par terre et, pauvre comme auparavant, avec mon navire et mon épée, je m'en allai au devant d'un but inconnu.

Libres commes le vent, nous courions au loin sur les flots écumeux. En abordant aux côtes étrangères, nous trouvions des hommes qui vivaient et mourraient à la même place, uniquement préoccupés du soin de s'établir dans une demeure : De tels soucis n'atteignent point le Viking sur mer.

Au milieu des combattants, j'allais de nouveau épier l'approche du navire dans un azur lointain. Si c'était un vaisseau de guerriers, le sang devait couler ; la victoire sanglante est digne du brave et pour le Viking, les liens de l'amitié se nouent avec l'épée.
Si c'était un vaisseau de marchand, il pouvait s'éloigner. Mais la protection que accordes à sa faiblesse mérite le tribut.
Tu es roi sur la vague, il est l'esclave de son trafic. Ton acier vaut bien son or.

Si dans le jour je restait debout sur mon vaisseau, tout mon avenir, tout le temps que je devais passer sur les vagues orageuses me semblait aussi calme que le cygne sur un lac limpide. Tout ce que rencontrais sur ma route était à moi et mon espoir était libre comme l'espace sans borne.
Mais si c'était la nuit, au milieu des vagues solitaires, j'entendais les Nornes tourner leurs fuseaux dans l'orage, au bord de l'abîme. Capricieuse comme les vagues est la destinée des hommes. Le mieux est de se sentir préparé à celle que la mer nous garde.

J'ai trente ans ; la mort viendra bientôt. La mer a soif de mon sang ; elle l'a bu tout chaud à la suite des combats. Bientôt ce coeur ardent, qui bat encore si vite, dormira dans le froid tombeau des vagues.
Pourtant, je ne regrette pas d'avoir si peu vécu. Ma vie fut courte mais bien remplie. On n'arrive pas par un seul chemin à la demeure des dieux et le meilleur est d'y arriver promptement. La mer chante mon chant de mort.
J'ai vécu sur les ondes ; je serai enseveli dans les ondes.

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